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AI Act pour PME : checklist 2026, obligations et documents à préparer

Mis à jour le 17 juin 2026 · Contenu informatif, non juridique

Définition

Pour une PME, se préparer à l’AI Act consiste d’abord à recenser ses usages de l’IA, puis à évaluer le niveau de risque de chacun et à documenter l’essentiel. Ce travail est avant tout organisationnel avant d’être juridique.

En résumé

Réponse courte : une PME doit commencer par recenser tous ses usages de l’IA, identifier son rôle pour chaque usage, classer les risques, documenter les usages sensibles et sensibiliser les collaborateurs concernés. La majorité des PME seront surtout concernées comme déployeurs, notamment lorsqu’elles utilisent ChatGPT, Copilot, Gemini, Claude, des chatbots, des outils RH ou des outils marketing.

À retenir

  • La première étape est organisationnelle, pas juridique : savoir qui utilise quels outils, pour quoi et avec quelles données.
  • La plupart des PME sont déployeurs ; quelques usages (RH, scoring) peuvent être plus sensibles.
  • Un registre des usages d’IA est le point de départ pratique.
  • Quelques documents internes suffisent souvent à structurer la démarche.
  • Pour les usages sensibles, faites valider par un conseil juridique ou un DPO.

Une PME est-elle concernée par l’AI Act ?

Oui, potentiellement. L’AI Act s’applique selon l’usage et le rôle, pas selon la taille. Une PME qui utilise des outils d’IA est le plus souvent déployeur. Les obligations restent proportionnées : pour la majorité des usages de productivité, elles sont limitées, mais quelques usages peuvent demander plus d’attention.

Voir aussi : Vue d’ensemble de l’AI Act, AI Act vs RGPD.

Les usages IA les plus fréquents dans les PME

Avant de parler obligations, il faut voir clair sur les usages réels. On retrouve très souvent les mêmes familles : rédaction assistée, synthèse de documents, chatbots, génération de visuels, qualification commerciale et quelques usages RH.

Usages courants et lecture indicative
UsageOutils typesLecture indicative
Rédaction / synthèse interneChatGPT, Copilot, ClaudeRisque minimal le plus souvent
Chatbot clientChatbot support, GeminiTransparence (Article 50)
Génération de visuelsMidjourney, outils imageTransparence possible
Qualification commercialeOutils marketing IAÀ analyser selon données et impact
Tri / présélection de CVOutils RHPotentiellement haut risque

Lecture indicative, à confirmer selon le contexte concret.

Les 5 premières actions à mener

Une démarche simple et reproductible — la méthode DAILI ci-dessous — permet de couvrir l’essentiel sans équipe juridique dédiée : détecter les usages, analyser les risques, identifier les obligations, lister les documents et itérer avec un suivi.

Les documents à préparer

La préparation se matérialise par quelques documents internes, à adapter à votre contexte : registre des usages d’IA, politique interne ou charte d’utilisation, notices de transparence (chatbot, contenu généré), questionnaire fournisseur et, pour les usages sensibles, procédure de revue humaine.

Voir aussi : Tous les modèles AI Act, Modèle de registre IA.

Exemple de registre IA pour PME

Un registre n’a pas besoin d’être complexe. Quelques colonnes bien choisies suffisent à rendre vos usages lisibles et à préparer l’analyse de risque.

Extrait de registre (exemple)
OutilDépartementUsageDonnéesRisque indicatifDocument recommandé
ChatGPTMarketingRédaction de contenusNon sensiblesLimité / minimalCharte IA
CopilotDirectionSynthèse de documentsInternesÀ analyserPolitique interne IA
Outil de tri de CVRHPrésélection candidatsDonnées candidatsHaut risque potentielProcédure de revue humaine
Chatbot clientSupportRéponses automatiquesDonnées clientsTransparence probableNotice de transparence chatbot

Exemple illustratif ; les niveaux de risque sont indicatifs.

Exemple concret

Une agence de 12 personnes utilise ChatGPT (rédaction), un chatbot sur son site et Midjourney (visuels). En une demi-journée, elle recense ces trois usages, ajoute une charte interne, prévoit une notice de transparence pour le chatbot et un questionnaire pour ses fournisseurs IA.

ChatGPT, Copilot, Claude, Gemini : que faut-il documenter ?

Pour ces outils d’IA générative, l’essentiel est de documenter qui les utilise, pour quelles finalités, avec quelles données, et d’encadrer leur usage par une charte. Lorsque l’outil est exposé à des tiers (chatbot) ou produit des contenus diffusés, des obligations de transparence peuvent s’appliquer. Lorsque des données personnelles sont traitées, le RGPD s’applique en parallèle.

Voir aussi : Charte d’utilisation de ChatGPT en entreprise.

Quand un usage IA peut devenir sensible ou à haut risque

Un usage mérite une attention particulière lorsqu’il influence des décisions concernant des personnes : recrutement, évaluation, accès à un service, scoring. Dans ces cas, la supervision humaine, l’information des personnes et la base RGPD deviennent centrales. En cas de doute, traitez l’usage comme sensible jusqu’à validation.

Checklist AI Act PME

Une liste d’actions concrètes pour structurer votre préparation :

  • Recenser les outils IA utilisés
  • Identifier les départements concernés
  • Identifier les données traitées
  • Déterminer le rôle de l’entreprise (fournisseur / déployeur)
  • Évaluer le risque probable de chaque usage
  • Ajouter les usages au registre IA
  • Mettre en place une charte interne
  • Vérifier les fournisseurs IA (questionnaire)
  • Sensibiliser les collaborateurs (littératie IA)
  • Prévoir une revue périodique

Voir aussi : Faire l’évaluation gratuite.

Quand consulter un avocat ou un DPO ?

Pour les usages potentiellement à haut risque, les traitements de données sensibles, ou lorsque vous développez/affinez votre propre modèle, l’appui d’un conseil juridique ou d’un DPO est recommandé. Dailigence prépare le dossier (inventaire, classification indicative, documents) pour rendre cet échange plus efficace.

Comment Dailigence aide une PME à démarrer

Dailigence guide la cartographie de vos usages, produit une évaluation préliminaire et indicative du risque, identifie votre rôle probable et génère les documents internes correspondants. L’évaluation initiale est gratuite, sans compte ni carte bancaire.

Méthode Dailigence

La méthode DAILI : 5 étapes pour préparer une PME à l’AI Act

Une démarche simple et reproductible pour cartographier vos usages d’IA et documenter l’essentiel, étape par étape.

  1. Détecter les usages IA

    Recensez tous les outils et systèmes d’IA réellement utilisés (ChatGPT, Copilot, Claude, Gemini, chatbots, outils RH ou métier) et les départements concernés.

  2. Analyser les risques

    Pour chaque usage, évaluez un niveau de risque indicatif (inacceptable, élevé, limité, minimal) selon la finalité, les données et les personnes concernées.

  3. Identifier les obligations

    Déterminez votre rôle probable (fournisseur, déployeur, importateur, distributeur) et les obligations qui peuvent en découler, à valider selon le cas concret.

  4. Lister les documents nécessaires

    Préparez les documents utiles : registre des usages IA, politique interne, chartes, notices de transparence, questionnaire fournisseur, procédure de revue humaine.

  5. Itérer avec suivi et revue

    Mettez à jour le registre, planifiez des revues périodiques et documentez les changements d’usage, d’outil ou de fournisseur dans le temps.

Classification indicative et préparation, à valider avec votre conseil juridique. Dailigence ne fournit pas de conseil juridique ni de garantie de conformité.

À qui s’adresse cette page

  • Dirigeants et responsables de PME
  • Équipes sans juriste interne
  • Référents IA, DPO ou conformité

Limites

  • Une évaluation préliminaire ne remplace pas un conseil juridique.
  • Les usages sensibles devraient être validés par un professionnel.
  • Le calendrier officiel évolue : vérifiez les dates à jour.

Questions fréquentes

Évaluez vos usages d’IA

L’évaluation préliminaire prend quelques minutes et ne nécessite ni compte ni carte bancaire.

Faire l’évaluation gratuite
Auteur :
Dailigence, édité par Kagegusa
Revu en interne le :
17 juin 2026
Sources :
EUR-Lex, Commission européenne, CNIL lorsque pertinent
Statut :
contenu informatif, non juridique

Cette page est fournie à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Dailigence propose une évaluation préliminaire et indicative et ne garantit pas la conformité à l’AI Act. Les classifications doivent être validées avec un conseil juridique.